
Peu de gens le savent, mais l¹homme qui s'échappe rapidement du cadre, à droite, dans le premier film La Sortie des usines Lumière, va tuer sa femme quelques minutes plus tard. C'est dire si le polar et le cinéma ont toujours été intimement liés. Cette année, le couple fête même ses 113 ans à Montigny-lès-Cormeilles, soit leurs noces de pellicule. Mais la vie n'a pas toujours été facile et, comme pour beaucoup, leur relation a connu des hauts et des bas, des vaches maigres et des cornes d'abondance. Malgré les difficultés, ils ne se sont jamais quittés. Le polar a bien connu une aventure extra-conjugale avec la télé dans les années 1980, mais les choses ont fini par s'arranger puisqu'il est revenu au cinéma non sans continuer à entretenir de bonnes relations avec son ex(?)-maîtresse une relation intime à trois n¹est tout de même pas à exclure.Polar et cinéma ont donné naissance à de nombreux enfants : film de gangsters, whodunit (appelé ainsi parce qu'il fut conçu en Grande-Bretagne), thriller, comédie policière et film noir. Des garçons, surtout. Ils ont grandi, certains aux Etats-Unis, d¹autres en France, voyageant ici ou là et donnant régulièrement de leurs nouvelles. Chose étrange, ils ont quasiment tous fait des études de sociologie. Ainsi, dès qu¹ils se montraient, ils ne pouvaient s'empêcher, chacun à leur manière, de dire le monde et de se faire voir comme le reflet de leur temps. On connaît des critiques qui trouvaient cet affichage ridicule, considérant que ces gamins de bacs à sable ne pouvaient tenir un discours à la (h)auteur. Ces critiques étaient des imbéciles. Il en reste encore malheureusement quelques-uns, qui ajoutent le ridicule à l'idiotie. Laissons-les ergoter. Et réjouissons-nous, ici, de revoir régulièrement ces enfants dont nous savons l'importance de la parole. Ils se présentent parfois pleins de bosses et de plaies, boiteux ou marchant de travers. Mais ils avancent. Debout. Et vivants.
Eric Libiot
1. L'information méritera tout de même d'être confirmée par les intervenants du débat.

Le fils du cinéaste Pierre Schoendoerffer a lui aussi « la bosse » du cinema. Il a réalisé courts métrages et téléfilms avant de s’attaquer à son premier long métrage en 1999, le thriller “Scènes de crime”. Il enchaîne en 2004 sur “Agents secrets”, avec Monica Bellucci et Vincent Cassel, puis en 2006 sur “Truands”, qui immerge le spectateur au coeur du grand banditisme parisien. Le film sortira le 17 janvier. Il prépare actuellement son quatrième film : “Lutetia”, d’après un roman de Pierre Assouline.

Réalisateur, acteur, Dialoguiste, Scénariste
Né le 7 Aout 1943
Après une formation de musicien, Alain Corneau se dirige vers le cinéma et s'inscrit à l'IDHEC, puis devient premier assistant de Costa-Gavras sur le tournage " L'aveu' et assistant de Nadine Trintignant pour le film "Ca n'arrive qu'aux autres"
1973 Alain Corneau réalise son premier film "France, société anonyme" avec Allyn Ann McLerie, le film est un échec commercial
1976 Alain Corneau réalise son deuxième film Police Python 357" de avec François Périer, Simone Signoret, avec ce film Alain Corneau s'affirme comme un spécialiste du cinéma policier.
2005 "Les Mots Bleus" (de Dominique Mainard) est une nouvelle adaptation. Alain Corneau présidera le Jury du 31e Festival du Cinéma Américain du 2 au 11 septembre
Son dernier film « le deuxième souffle » sortie en 2007.

Changement de style, virage au “Noir” et Polar, à l’ombre des ancêtres: Tata Christie et Tonton Doyle; des anciens: Simenon, Steinbeck; des nouveaux: Manchette, Klotz, Japrisot. Débuts en forme de pastiche avec un complice, c’est “Canine et Gunn”, promis par ses auteurs à une longue carrière... qui fera un feu tout aussi long. Mais la voie est tracée pour celui qui écrit désormais seul pour l’édition et les écrans (le petit et le grand).
Polar, donc - pour tous les âges. Des mots d’urgence, de combat et de tendresse. Une littérature noire revendiquée, pour rire, s’interroger, se passionner, rêver et frissonner...

Entre documentaire et fiction, Paule est une vagabonde. Elle voyage au gré de ses envies, de ses rencontres et des projets qu’on lui propose entre ces deux genres qui se croisent et se nourrissent l’un l’autre.
Finalement c’est peut-être en pratiquant depuis 20 ans son métier de documentariste qu’elle a acquis son regard affûté, sa curiosité, son sens de l’écoute, qui lui permettent de temps en temps d’aller vers la fiction, de désirer les acteurs et de prendre d’autres risques
