LES P'TITS POLARS
 
Les p'tits polars
Les " p'tits polars " du salon 2006 sont le fruit de l'imagination des élèves de quatre classes de Montigny-lès-Cormeilles et la complicité de deux auteurs jeunesse, Christine Beigel et Jean-loup craipeau, sans
oublier le coup de crayon talentueux de deux illustrateurs, Anne Simon et Pierre Fouillet. Nous les remercions et bravo pour leur collaboration !

Depuis la rentrée, ils ont pris rendez-vous chaque semaine pour tisser la toile de fond de leurs récits et se promettre d'écrire un roman policier, aller jusqu'à le publier, grâce à " points de suspension " une jeune maison d'édition pilotée par Brigitte Cazeaux. Merci à elle et son équipe pour son aide précieuse et ses conseils avisés
Nous tenons également à remercier chaleureusement les élèves et leurs enseignantes de la ville de Montigny-lès-Cormeilles, Dominique zanotti (école Van Gogh), Corinne Boudinelle (école Van Gogh), Françoise Salomé (école Braque) et Valérie Sulpice ( école Paul Bert).
Sans oublier nos partenaires sans qui le projet n'aurait pu voir le jour :
Le Ministère
La société SNCF en particulier, Monsieur Hetzel, Pascal Travers, Nadia Party et Rozenn Toma.
La société Sodexho en particulier Monsieur Gachot et Monsieur Perret.
L'inspection académique du Val d'Oise, en particulier Madame Gallois et Régine Fourrier
Rendez-vous est pris vendredi 1er décembre sur le salon pour remettre, en présence de Monsieur le Maire, Monsieur Hetzel et tous nos partenaires à chacun des enfants leurs trésors !
Les ouvrages seront mis en vente sur le salon.
 
Recette pour un atelier d'écriture de polar
Prendre une classe, la choisir bien jeune, entre le CE2 et le CM2, de préférence réveillée le matin, mais on peut aussi l'apprécier plus agitée l'après-midi ; éviter la surexcitation, cela donne des maux de tête.
Ne pas oublier d'inclure une maîtresse motivée. Une classe sans maîtresse c'est un peu comme un régime sans sel.

Parachuter un écrivain, si possible réveillé le matin et n'atteignant jamais son point d'ébullition en cas de surchauffe l'après-midi.
Préférer un écrivain vivant. La fraîcheur se vérifie ainsi : s'il prétend avoir connu Victor Hugo, Jules Verne ou la Comtesse de Ségur, l'abandonner dans sa bouillie de mots. S'il porte la barbe, c'est signe d'antiquité, laisser pourrir.

Dégoter l'écrivain idoine n'est pas tout. Encore faut-il l'acheminer sur place.
L'envoi postal n'est pas recommandé, l'écrivain étant déjà timbré. Opter pour le Réseau Expérimental du Rail, qui l'amène à destination quand il ne le mène pas en bateau.
Le train de 8 heures 38 partira de Gare du Nord à l'heure sauf incident voyageur, chute d'arbre sur la voie ou bris de caténaire. La grève peut être l'élément surprise.

On attendra l'écrivain avec sourire, panneau, fanfare, tapis rouge, petits fours et champagne si la limousine comporte un réfrigérateur. En cas d'auteur bougon, suffisant, exigeant, acariâtre, le comité d'accueil peut user de seringue hypodermique ou d'objet contondant pour calmer l'animal.

Verser dans un même récipient, la classe, l'auteur, le quart de centaine d'élèves et l'enseignant. Remuer les méninges du groupe compact ainsi obtenu en évitant la montée de grumeaux et de gros mots. Pour faire prendre l'histoire policière, lier entre elles les idées. On fuira les défraîchies, les courantes, les banales, les reçues. On recevra les tordues, les pêchues, les inattendues, les farfelues.

On farcira le tout d'une bonne dose d'humour et de jeux de langue. Avant de laisser les petits doigts approcher des stylos, on imaginera la fin du récit. Ne pas céder au découragement. D'ailleurs, ne céder à personne, surtout pas à l'enfant récalcitrant. Obliger la marmotte à prendre des notes, le paresseux à trouver mieux, l'inattentif à travailler les qualificatifs, le dissipé à corriger l'accord des participes passés…

Terminer la préparation en menant une chasse impitoyable aux répétitions non désirées. Les traquer, les peler, jeter les plus insupportables à la poubelle. Ne pas pleurer, elles n'en valent pas la peine.

Pour valider le seul titre en lice (qui par ailleurs ne fera pas plus de vingt-cinq lignes), on usera de démocratie. On comptera les mains levées si possible honnêtement et sans influencer.

Ne jamais oublier de recompter le nombre d'élèves survivants à la fin de l'exercice. S'il en manque un, vérifier que l'auteur ne l'a pas emporté chez lui pour lui faire écrire ses prochains romans.

Christine Beigel et Jean-Loup Craipeau
Auteurs jeunesse

Née en 1972 à Paris, Christine Beigel poursuit des études de langues pour se destiner à la traduction. Aujourd'hui, elle jongle entre les livres des autres et les siens, puisqu'elle écrit pour la jeunesse et parfois, pour les adultes.

Les classes d'écriture
Classe CM1 de Salomé Françoise
Ecole élémentaire Georges Braque
Classe de madame Zanotti
Classe de Corinne Boudinelle
Classe de madame Sulpice
Illustrations