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Président
Alain BEVERINI
Réalisateur
Laurent TOLLERON
Producteur
Laurent LÈGUEVAQUE
Ancien juge d'instruction
Claude MESPLEDE
Auteur de l'encyclopédie du polar
- Historien du polar
Sylvie PESSIS
Responsable de la bibliothécaire
municipale de Pierrelaye
Thierry Marchand
Bibliothécaire à Monsoult
Françoise
Poignant
Membre de l'association 813
Eric Libiot
Journaliste à l'Express
Cyril DEROUINEAU
Photographe
Franck COGNARD
Journaliste à France Info
1 représentant
des Lecteurs de la Bibliothèque
de Montigny-lès-Cormeilles
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Noir
comme le roman et bleus à l'âme |
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Si
le métier de président
de jury devait exister, Alain Bévérini
l'aurait inventé. Depuis qu'il
a pris sa retraite, cet homme à
la voix chaleureuse court de festival
en salon : Montpellier, Annecy, Cognac
et aujourd'hui Montigny-lès-Cormeilles
pour le prix du meilleur polar francophone
2006. Cela lui rappelle sa jeunesse,
le temps des ciné-clubs "
où on débattait et où
on s'engueulait beaucoup ".
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Plus
connu pour ses critiques à la télévision,
" Monsieur cinéma " est
un fidèle du polar. Alain Bévérini
aime les histoires qui montrent des êtres
en difficulté et qui souffrent, le
sordide et la misère, les gens qui
tuent. " C'est un vieux principe de
narration, Balzac s'en servait déjà.
"
Le roman
noir a toujours fait partie de son univers.
Son initiation remonte à l'adolescence,
pendant l'après-guerre. " A
l'époque, il y avait un interdit
littéraire, James Hadley Chase. On
y découvrait l'alcool, les mecs durs,
les femmes fatales, l'argot et pour la première
fois des scènes de sexe torrides.
" Ensuite il y a eu André Malraux,
qui a défendu les auteurs du genre,
puis Marcel Duhamel et la création
de la Série Noire. Il n'a jamais
cessé de s'y intéresser depuis.
Pour Alain
Bévérini, le polar se rapproche
du journalisme, des faits divers que l'on
retrouve dans les colonnes de Libé.
" Raconter ce qui se passe dans la
rue est bien plus intéressant que
d'inventer une histoire à combines
avec une succession d'énigmes. "
L'énigme d'ailleurs n'est qu'un prétexte.
Pour lui ce qui importe, c'est la critique
sociale et les bleus à l'âme.
Rien d'étonnant à ce qu'il
ait adapté au cinéma Total
Khéops de Jean-Claude Izzo. Comme
l'auteur, il est originaire de Marseille
et connaît les décors, "
ces Marseillais qui se traînent et
le flou moral qui entoure la ville ".
A 66 ans,
l'homme est en train de se tailler une deuxième
vie. Après l'expérience concluante
de son film, il s'est donné le droit
de remettre le couvert, en allant cette
fois à l'opposé de ce qu'il
a réalisé. Depuis trois ans,
il travaille sur deux projets originaux
de film, l'un drôle, l'autre tragique.
Quant à écrire un polar, "
de temps en temps j'y pense. Pour en avoir
lu beaucoup, je demande ce qui pourrait
encore surprendre. Mais peut-être
faudrait-il que je sois plus simple, que
je me lâche. "
Marjolaine
Moreau
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Présidente
Marie COLMANT
Journaliste - chroniqueuse à l'émission
" La matinale " sur Canal +
Marcus MALTE
Auteur jeunesse - lauréat du prix du meilleur
polar jeunesse 2005 de Montigny-lès-Cormeilles
Aurélie KIEFFER
Journaliste à France Info
Alain REGNAULT
Bibliothécaire à la BILIPO, spécialiste
littéraire jeunesse
Françoise BALLANGER
Spécialiste en littérature jeunesse
Edith ANDOUVLIE
Libraire, Le Presse Papier à Argenteuil
Régine FOURRIER
Institutrice à l'école Van Gogh de Montigny-lès-Cormeilles
Françoise COHEN
Professeur de français au collège Camille
Claudel de Montigny
1 représentant de la classe
jury du collège Louis Aragon (Montigny-lès-Cormeilles)
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Marie
Colmant, une accro du genre |
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Signes
distinctifs : des lunettes noires allongées,
plastiques ; les cheveux courts ébouriffés,
parfois plaqués ; un rouge à lèvres
carmin, très brillant. Marie Colmant a
aussi un péché mignon bien particulier,
le polar. Elle présidera le prix jeunesse
de cette neuvième édition du salon
de Montigny-lès-Cormeilles.
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Journaliste et chroniqueuse,
elle a fait ses armes à Libération aux
pages Cultures. On la retrouve aujourd'hui dans Télérama
et la Matinale de Canal +. Elle s'est même frottée
à une parodie d'Arlequin pour enfants : Tapis
Vert, " une histoire d'amour improbable et gnangnan
" , dit-elle. Le projet l'a amusé, tout
comme sa présente fonction de présidente
de jury, convaincue que le polar peut amener les enfants
à la lecture.
" Dans ce genre
littéraire, il y a une intrigue. Toute l'action
tend vers la résolution d'une énigme.
On a envie d'aller jusqu'au bout. C'est une bonne porte
d'entrée pour les enfants. " Selon elle,
pas besoin d'ingrédients spécifiques.
Il faut juste " de la puissance d'imagination qui
transporte et aiguise la curiosité. "
Marie Colmant est une accro
du genre. Laissez la parler et voilà qu'elle
égrène des noms d'auteurs à toute
allure. Son j'aime - j'aime pas du polar ? L'espionnage,
les romans à clé : " Pas trop, ça
sent le produit marketing ". La critique sociale
: " J'adore, surtout les Anglais." Sa dernière
découverte : les auteurs du froid, " des
Islandais et Norvégiens au style cru, d'une grande
violence étouffée et qui finit par percer."
Enfin et surtout, son amour d'enfance inconditionnel
: Arthur Conan d'Oyle, " pour toujours ".
Elle qui rêvait
d'être interprète a déjà
traduit deux polars noirs américains des années
1960. L'un de Donald Goines, l'auteur le plus lus dans
les prisons américaines. L'autre de Victor Headley,
qui livre, sur fond de reggae, un véritable panorama
de la pègre jamaïquaine installée
à Londres. Après cette expérience,
elle se dit désormais spécialiste de l'argot
et imbattable sur les différentes façons
de rouler le joint.
Et le polar et les pouvoirs
dans tout ça ? " C'est palpitant à
lire. Il existe deux dangers maximum pour une victime
: être face à un serial killer ou alors
se retrouver dans une spirale qui implique la raison
d'Etat, face à un pouvoir qui la dépasse.
" De par sa profession, elle aurait pu céder
à l'exercice de style, s'inspirer des dépêches
politiques qui lui tombe sur le bureau. Mais non, elle
reste intimidée par les grands maîtres
de la littérature. Marie Colmant croit manquer
de souffle, ne pas avoir assez de " trucs "
intéressants à dire. " Je n'ai pas
de bouffée de texte, disait Cocteau. " Et
de préférer, comme à Montigny,
servir de relais.
Marjolaine
Moreau
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